DPE à Balestrino, Ajaccio : comprendre le bâti et ses performances énergétiques

Publié le 13 septembre 2026 5 min de lecture

À Balestrino, les 970 DPE analysés décrivent un quartier très majoritairement composé d’appartements, où l’étiquette C est la plus représentée. La comparaison avec Ajaccio fait apparaître un coût énergétique médian inférieur, mais une consommation médiane par mètre carré et une part de logements F ou G supérieures.

DPE à Balestrino, Ajaccio : comprendre le bâti et ses performances énergétiques — Ajaccio

Le dossier énergétique de Balestrino repose sur 970 diagnostics de performance énergétique géolocalisés, au sein d’un échantillon de 12 845 DPE analysés à Ajaccio. Ces observations permettent de décrire les logements diagnostiqués du quartier, leur ancienneté et leurs niveaux de performance. Elles ne constituent toutefois pas un inventaire exhaustif de tous les logements de Balestrino. Pour un propriétaire, un acquéreur ou un candidat à la location, leur intérêt est de fournir des repères locaux avant l’examen d’un bien précis. La lecture doit associer plusieurs dimensions : l’étiquette, la consommation par mètre carré, le coût annuel estimé et la surface. Aucun de ces indicateurs, pris isolément, ne suffit à résumer la situation énergétique d’un appartement ou d’une maison.

Un bâti d’appartements, avec une période dominante entre 1948 et 1974

ÉtiquetteLogements diagnostiqués (Balestrino)Part du quartier
A9910,2 %
B15716,2 %
C41642,9 %
D21121,8 %
E676,9 %
F121,2 %
G80,8 %
Source : ADEME, base DPE logements existants, diagnostics géolocalisés dans l'IRIS Balestrino (Ajaccio).

Les maisons individuelles représentent seulement 3,0 % des logements diagnostiqués à Balestrino ; le reste correspond à des appartements. Le profil observé est donc très largement collectif. La période de construction la plus représentée est celle de 1948 à 1974, avec 29,3 % des diagnostics du quartier. Il s’agit de la tranche dominante, et non d’une majorité absolue du bâti analysé. Les logements construits avant 1975 réunissent 35,1 % des observations, tandis que ceux d’avant 1948 en représentent 5,8 %. Cette dernière proportion est inférieure aux 10,5 % relevés à Ajaccio. Balestrino apparaît ainsi moins marqué par le bâti le plus ancien dans cet échantillon. Ces dates ne renseignent cependant pas, à elles seules, sur les rénovations réalisées ni sur les caractéristiques actuelles de chaque logement.

  • Typologie : avec 3,0 % de maisons individuelles, les repères du quartier décrivent principalement des appartements. Ils doivent être utilisés avec davantage de prudence pour situer une maison particulière.
  • Ancienneté dominante : la tranche 1948-1974 représente 29,3 % des diagnostics. Elle caractérise une part importante du bâti observé, sans permettre d’attribuer une même performance énergétique à tous les logements de cette période.
  • Bâti ancien : les parts de 5,8 % avant 1948 et de 35,1 % avant 1975 portent sur des ensembles imbriqués. Elles ne doivent pas être additionnées pour mesurer l’ancienneté du quartier.

L’étiquette C domine parmi les 970 diagnostics

La répartition des étiquettes montre une présence particulièrement forte de la classe C, qui rassemble 416 diagnostics. Elle précède la classe D, avec 211 diagnostics, puis la classe B, avec 157 diagnostics. La classe A compte 99 observations et la classe E en compte 67. À l’extrémité la moins performante de la distribution, 12 logements sont classés F et 8 sont classés G. Le quartier présente donc des situations énergétiques diverses, malgré la prédominance de C. Il serait inexact de donner cette étiquette à un logement sur la seule base de son adresse à Balestrino. De même, les données fournies ne croisent pas les classes avec les années de construction : elles ne permettent pas d’identifier quelle génération de bâtiments concentre les logements les moins performants.

Face à Ajaccio : un coût médian inférieur, mais des indicateurs contrastés

La comparaison avec Ajaccio ne permet pas de qualifier globalement Balestrino de quartier plus ou moins performant sur tous les plans. Son coût énergétique annuel médian estimé est de 832 €, contre 923 € à l’échelle de la ville. Pourtant, sa consommation médiane atteint 138 kWh/m²/an, contre 125 kWh/m²/an pour Ajaccio. Les surfaces médianes diffèrent également : 61 m² dans le quartier, contre 68 m² dans la ville. Ces indicateurs ne décrivent pas nécessairement le même logement et ne doivent pas être combinés comme les caractéristiques d’un bien type réel. Le coût médian inférieur ne signifie donc pas que la consommation par mètre carré est meilleure. Enfin, la part de logements F et G atteint 2,1 %, au-dessus des 1,3 % observés dans l’ensemble de la ville.

  • Coût annuel estimé : 832 € en médiane à Balestrino, contre 923 € à Ajaccio. Ce repère statistique n’est ni une facture constatée ni une prévision individualisée pour un futur occupant.
  • Consommation et surface : les médianes sont de 138 kWh/m²/an et de 61 m² dans le quartier, contre 125 kWh/m²/an et 68 m² dans la ville. Elles éclairent des dimensions différentes.
  • Passoires énergétiques : les 20 logements F ou G représentent 2,1 % des diagnostics du quartier, contre 1,3 % dans la ville. Leur faible nombre relatif ne supprime pas l’enjeu propre à chaque logement concerné.
  • Limite de comparaison : la répartition complète des étiquettes d’Ajaccio n’est pas fournie. Il n’est donc pas possible de comparer la fréquence de chaque classe ni de déterminer une étiquette moyenne municipale.

Vendre à Balestrino : situer le bien sans lui attribuer la moyenne locale

Pour préparer une vente, les données de Balestrino servent surtout à contextualiser le DPE propre au logement. Un bien classé C appartient à la catégorie la plus représentée dans l’échantillon, avec 416 diagnostics, mais cette proximité ne renseigne pas sur son état général ni sur sa valeur. À l’inverse, un bien classé F ou G relève d’un groupe moins fréquent, totalisant 20 logements diagnostiqués. Son positionnement énergétique mérite une présentation explicite, sans être dilué dans les résultats d’ensemble du quartier. Le vendeur peut distinguer clairement l’étiquette individuelle, la consommation du bien et son coût estimé des médianes locales. Les faits disponibles ne permettent pas de chiffrer une décote, une plus-value ou l’effet d’éventuels travaux sur les conditions de vente.

Louer à Balestrino : examiner le DPE et le budget du logement précis

Pour une mise en location ou une recherche de logement, le coût annuel médian estimé de 832 € constitue un point de comparaison, pas un budget garanti. La surface médiane de 61 m² rappelle aussi que les chiffres du quartier ne décrivent pas nécessairement le logement envisagé. L’examen doit porter sur ses propres résultats, en distinguant le niveau de consommation par mètre carré du montant annuel estimé. La présence de 12 logements F et de 8 logements G montre que certaines situations nécessitent une attention particulière malgré une distribution dominée par C. Les seules statistiques fournies ne permettent cependant pas de conclure à la possibilité juridique de louer un bien donné. Elles ne détaillent ni les règles applicables ni les caractéristiques individuelles nécessaires à cette appréciation.

Questions fréquentes

Quelle est l’étiquette DPE la plus fréquente à Balestrino ?

La classe C est la plus représentée, avec 416 diagnostics sur les 970 analysés. Elle est suivie par D, avec 211 diagnostics, puis B, avec 157 diagnostics. Cette distribution décrit l’échantillon du quartier : elle ne permet pas de prévoir l’étiquette d’un appartement particulier, même s’il appartient à la période de construction dominante de 1948 à 1974.

Balestrino compte-t-il davantage de passoires énergétiques qu’Ajaccio ?

En proportion, oui : les logements F et G représentent 2,1 % des diagnostics à Balestrino, contre 1,3 % dans l’ensemble d’Ajaccio. Le quartier compte 12 diagnostics F et 8 diagnostics G. Cette comparaison porte sur leur fréquence dans les données analysées, et non sur un dénombrement exhaustif de tous les logements énergivores du quartier ou de la ville.

Le coût médian de 832 € indique-t-il une meilleure performance énergétique ?

Pas à lui seul. Le coût annuel médian estimé est inférieur aux 923 € d’Ajaccio, mais la consommation médiane est supérieure : 138 contre 125 kWh/m²/an. La surface médiane est aussi plus petite, à 61 m² contre 68 m². Ces résultats doivent être lus séparément et confrontés au DPE individuel avant d’apprécier le budget énergétique d’un logement à vendre ou à louer.

Sources officielles

Comparer des devis gratuits